Palestine,
Dans le cadre de« La journée de la Terre »
Samedi 2 avril 2010
MANOSQUE
Théâtre Jean Le Bleu
/ MJC Rencontres-Débat
Mousa Abumaria
Palestinien fondateur du

Pierre Stambul

Proposée par l’AFPS 04 et Médecins du Monde
Soutenue par le Collectif Palestine 04 « L’urgence de la Paix et
du Droit »

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Journée de la terre.
En cette commémoration de la Journée de la Terre, à l’heure où nos blessures restent grandes ouvertes, nos pensées vont d’abord à ceux qui nous ont quitté pour que nous puissions exister. Ces six martyres palestiniens et palestiniennes, ces six étoiles qui se sont éteintes le 30 mars 1976 alors qu’elles protestaient contre la confiscation de leurs terres décidée par le gouvernement israélien pour construire des colonies et établir des zones militaires. Ils avaient décidé de répondre à la violence par la grève, mais l’armée ne fait pas ce genre de distinction, comme elle ne les a pas épargné malgré leur citoyenneté israélienne.
Cette journée est l’occasion de rappeler notre attachement à la terre mais aussi à la vie humaine que l’occupation cherche à nier et à détruire. C’est aussi l’occasion de nous souvenir pourquoi et comment le combat doit continuer, jusqu’à ce qu’enfin nous puissions vivre libres sur notre terre.
Quand on pense à notre lutte, une des premières choses qui traverse l’esprit est le vers d’un poète, ou le refrain d’une chanson : c’est « Inscris ! Je suis arabe » de Mahmoud Darwich, ou les romans poignants de Ghassan Kanafani, écrivain et homme politique qui a toujours su faire appel à la conscience universelle.
Notre combat est celui d’un peuple, nation déchirée reconstruite par delà les frontières, unie dans sa diaspora, dans sa diversité et son éparpillement. Comment exprimer la terre en exil, et comment vivre loin de ce qui vous pousse à vivre ? La Palestine était là dans nos cœurs au moment où d’autres s’acharnaient pour l’effacer de la géographie et de l’Histoire, et de nos cœurs elle s’envola vers d’autres cœurs et consciences, devenant message. Et les battements de ces cœurs devinrent revendications. Notre société deviendra une société éduquée portant la revendication de la démocratie et de la laïcité sincères, prônant l’égalité des Hommes sans distinction de race, de sexe ou de religion, l’idée d’une terre multiculturelle et multiconfessionnelle, acceptant le partage et la coexistence.
Nos penseurs et nos poètes ont cessé de nous appartenir pour appartenir à l’universel, comme Edward Saïd ou Mahmoud Darwich dont les écrits étaient quelques pierres posées, participation d’un peuple à la construction de l’Humanité. Les vers de Tawfiq Ziad retentissent encore en écho pour traverser la mort et le doute. Le doute de la mort pour atteindre la mort du doute.
La Palestine devient culture, tout rappelle la terre, les broderies, les poèmes, les contes. Le nom des camps et des nouveaux-nés sera celui des villes perdues ou villages disparus. Et la Palestine vivra.
Quand le peuple se soulèvera en Palestine, ce sont les sourires des enfants autant que leurs pierres qui agaceront l’occupant. Malgré nos souffrances, nous avons su préserver l’espoir.
Alors cette année, la Journée de la Terre, journée de souffrance et de mémoire, sera l’occasion de célébrer la culture palestinienne, résistance populaire du peuple palestinien, cette quête de liberté qui lutte contre l’occupation, ce rêve d’une terre retrouvée, ce combat permanent contre l’absence et l’oubli, celui de la vie à l’assaut de la mort. Et la Palestine renaîtra de nos vers, de nos chants, de nos hymnes, de nos espérances. Venez nombreux vivre la Palestine pour que la Palestine puisse vivre. Laissez vous transporter par une terre devenue idée et idéal, une lutte devenue symbole, une jeunesse devenue étendard de liberté, de justice et de droit.
Cette Journée de la Terre est l’occasion de célébrer la Palestine...et l’espoir avec vous et grâce à vous. Notre combat continuera jusqu’à la destruction du mur, la fin de l’occupation et de l’exil, jusqu’à ce que le droit et la justice deviennent les fondements sur lesquels on construit la paix, cette paix qui seule peut être réelle et durable.
Majed Bamya
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A partir de 16h : Exposition, stands, rencontres avec les associations
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15h : Rencontre
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La résistance populaire en Palestine.
Quelle situation ? Quel futur ?
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* Mousa Abumaria, agriculteur, cofondateur du Palestine Solidarity Project, association d’organisation et de soutien à la résistance populaire non armée, basée dans le village de Beit Ommar.

* Cyril, formateur informatique entre France et Palestine, il a mené une mission récente en Palestine.
Tous deux évoqueront la lutte pacifique menée contre l’occupation par les comités populaires. Une projection aura lieu pendant la rencontre. Un échange avec la salle est prévu après leur présentation.
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Le PSP
The Palestine Solidarity Project a pour objectif de s’opposer à l’occupation israélienne de la terre palestinienne par l’action non-violente. L’organisation a été fondée dans l’été 2006.
Son projet est de soutenir les communautés palestiniennes qui résistent à l’occupation. Rester sur sa terre malgré l’intimidation, la violence, l’étranglement économique et les expulsions massives de l’histoire est un acte de résistance.
Les actions du PSP consistent à :
organiser des manifestations contre la poursuite de la construction du mur de séparation, des routes réservées aux Israéliens, des colonies ;
déplacer des blocs coupant les routes et autres structures, dont le but est d’isoler les communautés palestiniennes les unes des autres et d’empêcher la liberté de circulation des Palestiniens ;
soutenir les agriculteurs palestiniens quand ils travaillent sur leurs terres, terres qui sont continuellement sous le risque d’être confisquées ;
replanter ce qui a été détruit par les colons israéliens, afin de permettre aux communautés soumises à la violence des colons de rester sur leurs terres ;
travailler étroitement avec les familles menacées en documentant sur les actes de violence et en permettant une présence internationales afin de dissuader les colons d’agresser leurs voisins palestiniens.
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17h30 Pause conviviale ________ tartines __ gâteaux

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18h Conférence débat
Comment mettre fin à l’impunité d’Israël ?
par Pierre Stambul, membre du Bureau national de l’UJFP (l’Union juive française pour la paix).
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Pierre Stambul, professeur de mathématiques, est le
fils d’immigrés juifs de Bessarabie venus en France en
1938. Ses parents ont été tous deux résistants et son
père a été déporté à Buchenwald.
L’UJFP
Association de la loi de 1901, l’Union juive française pour la
paix (UJFP) milite depuis 1994 pour une paix juste au
Proche-Orient, et pour un dialogue judéo-arabe ici en
France. Elle mène de multiples activités pédagogiques, des
actions de solidarité et des initiatives de dialogue, sur le plan
local comme sur l’ensemble du territoire national.
L’UJFP se veut une autre voie juive, laïque et progressiste.
Son projet est une alternative à celui des institutions juives,
comme le CRIF en particulier, qui soutiennent aveuglément
le gouvernement israélien ainsi que sa politique de
répression et de colonisation.
L’UJFP lutte pour la création d’un Etat palestinien
indépendant et souverain à côté d’Israël sur les territoires
occupés en 1967, avec Jérusalem comme capitale binationale
des deux Etats. Cela passe par le soutien aux pacifistes
israéliens et aux interlocuteurs dans la société palestinienne
qui travaillent pour un règlement politique du conflit. En
France, l’UJFP travaille avec des partenaires, également
laïques et progressistes, dans la communauté arabe.
L'UJFP est également membre du Réseau « Juifs européens
pour une paix juste » et de la Plate-forme des ONG
françaises pour la Palestine.
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En permanence : expo, des stands, de l’information,
des livres, et une buvette.
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Les partenaires de ces rencontres
Cette soirée est proposée par
L’association France Palestine Solidarité 04 et Médecins du Monde,
Soutenue par
Le Collectif Palestine 04: “L’urgence de la paix et du droit”: AFPS, ACAT, ADECR, Les Amis de l'Huma, CCFD, CGT, CFDT, Collectif de la décennie pour la promotion d’une culture de la non- violence et de la paix, Confédération paysanne, EduFip, Femmes Solidaires, Forum Civique Européen, France-Cuba, FSU, INDECOSA, LDH 04, MAN, NPA, PCF, Radio Zinzine, Sud -Education , Terre des Hommes France, les Verts.
Remerciements : Service du développement Culturel de la ville de Manosque, Services techniques du Théâtre Jean le Bleu et de la MJC, la librairie «Au Poivre d’âne ».
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