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A l'initiative de l'association France-Palestine 04, une délégation d'élus, accompagnés de techniciens, s'est rendue dans les territoires palestiniens au mois de février. Un séjour à la portée économique mais aussi politique.
CE séjour s'inscrivait tout d'abord dans le cadre d'un projet
de coopération autour de l'olivier dans la région de Saïda.
C'est dans cette ville de Palestine que la délégation a
inauguré un moulin « pilote », qui s'inscrit dans
la perspective de « structurer la filière de l'huile d'olive
palestinienne » qui devrait se concrétiser rapidement par
la création d'un label de qualité.
«
Actuellement, cette région est en situation de surproduction car
les marchés israéliens et arabes leur sont fermés,
explique Monique Etienne, présidente de l'association France-Palestine
04 qui s'est rendue dans les territoires occupés en février.
L'huile d'olive en Palestine représente plus de 40 % du revenu
brut agricole ». Une huile qui devrait trouver très prochainement
des débouchées européennes puisque VUE a autorisé des
quotas de 2000 tonnes pour l'année 2005. Des exportations qui
seront possibles grâce au partenariat initié depuis quelques
années qui a porté ses fruits avec une qualité retrouvée
pour cette huile. « L'aide technique a déjà permis
de relever le cours moyen qui a été multiplié par
deux et de produire près de 135 tonnes d'huile de qualité »,
se félicite André Pinatel, président de la Chambre
d'agriculture qui était aussi du voyage en compagnie de Jean-Marie
Baldassari, technicien oléicole et Jérôme Burq, directeur
du lycée agricole de Carmejane. Alors que la délégation
a « constaté une dégradation économique en
Palestine », l'huile est aussi « un produit qui a des significations
politiques », insiste Jean-Louis Bianco, président du conseil
général et député
Le virus de la paix
De la situation politique, il en a été justement question
au cours des différents entretiens programmés sur place, « quelques
jours après le sommet de Charm el-Cheikh ». Les élus
ont été notamment reçus par le vice-ministre des
Affaires Etrangères, le vice-ministre de l'Agriculture et le ministre
des collectivités locales.
Malgré les signes de détente de ces dernières semaines,
c'est l'inquiétude qui prédomine encore. « La réalité,
sur le terrain, c'est en tout cas l'édification du mur qui continue,
note Jean-Louis Bianco. J'étais optimiste en voyant Sharon lâcher
Gaza mais il n'a pas changé, il n'a pas été touché par
le virus de la paix ».
Par cette action de solidarité économique, soutenue par
le Consulat général de Jérusalem, l'association
France-Palestine 04 entend attirer l'attention de la France et de l'Union
Européenne sur l'urgence à faire appliquer par le gouvernement
israélien le droit international, seule sauvegarde d'une véritable
paix au Proche-Orient.