AFPS04    Page d'accueil > Présentation du projet > Le mur de la honte

À toutes les mesures israéliennes criminelles qui violent les lois internationales, est venue s'ajouter, plus grave et plus dévastatrice à terme, la barrière dite «de sécurité», qui est actuellement en construction au nord de la Cisjordanie. Un mur de huit mètres de haut, quelque chose de brutal jeté en travers d'un paysage magnifique, qui avance à toute vitesse. Ce nouveau système de fermeture, effrayant par sa démesure et les dévastations qu'il entraîne, bouleverse depuis juin 2002 l'existence de dizaines de milliers de personnes. Les habitants de ces régions agricoles assistent impuissants à l'avancée de cette barrière qui se dresse, agressive, à l'intérieur de leurs terres. Bien que le Mur de l'Apartheid constitue un élément indissociable de la politique d'occupation, au même titre que les bouclages et le siège des villes palestiniennes, et une poursuite, ou plutôt une escalade, de celle-ci, il est cependant unique en ce sens qu'il s'agit d'un mécanisme clair (un mur) et bénéficiant d'un large soutien (tant au sein de la population israélienne qu'en raison de la complicité internationale) utilisé par Israël pour accaparer et détruire une superficie massive des terres palestiniennes, et ravager la vie de centaines ou de milliers de Palestiniens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le mur, dans sa version finale, sera trois fois plus haut et deux fois plus large que le mur de Berlin. Il sera fortifié par des parois de béton de huit mètres de haut, des tours de contrôle tous les 300 mètres, des tranchées profondes de quatre mètres, des fils barbelés et des routes de contournement interdites aux Palestiniens. Il coûte au gouvernement israélien plus d'un million de dollars le kilomètre. Une fois le mur achevé du nord de la Cisjordanie à Jérusalem, Israël

 

 

 

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Le mur à Gaza

 

 

 

 

Haut de page aura annexé 7% de terres palestiniennes sur lesquelles 39 colonies israéliennes sont déjà établies.Environ 290 000 Palestiniens seront affectés. Dans la région de Tulkarem, Qaffin est une commune de 10 000 habitants. Pour la construction du mur, 80% des terres agricoles ont été confisquées ou se trouveront de l'autre côté du mur. " L"olivier est notre deuxième source de richesse. Vingt jours avant la cueillette ils ont arraché 10 000 arbres. Certains ont perdu jusqu"à leur dernier olivier. Cette année, les gens vont continuer à aller tant bien que mal dans leurs champs mais quand le mur sera fini ? Le seul revenu des communes, c"est l"impôt. Quand les gens n"auront plus rien, comment allons-nous pouvoir continuer à développer ou même préserver les services publics, les écoles, la santé ? Les soldats détruisent nos infrastructures. Qui va reconstruire ? L"Autorité palestinienne n"a plus de moyens et les communes non plus. Déjà, 700 familles sont dans le besoin. La vie des habitants va se dégrader au point qu"ils ne pourront plus rester. Que veulent les Israéliens ? La sécurité ? En affamant un peuple, on le pousse aux actions extrêmes. On cherche à nous enfermer dans une prison. A notre avis, Israël poursuit la colonisation et veut déporter le maximum de Palestiniens. La priorité, c'est , de faire connaître, dans les médias, les conséquences immédiates de la construction du mur sur l'environnement et sur la vie des gens. L'autre priorité, c'est d'aider les fermiers à rester sur leurs terres. Pour cela, nous avons besoin de la protection internationale des missions civiles qui viendraient sur place pour s'opposer aux expulsions et de la coopération économique des pays européens et des ONG"

Haut de pagehaut de page ______________ Taisir Harashi, maire de Qaffin.